Architecture remarquable
L’appartement Magellan, style, sensibilité et plus si affinités

© Francis Amiand
À Paris, dans le quartier des Champs-Élysées, non loin de la fameuse avenue Montaigne et de plusieurs musées singuliers, l’architecte d’intérieur Fabrice Juan a réaménagé un appartement qui occupe un étage entier d’un immeuble en pierre de taille. Les différentes pièces mettent en évidence des matières nobles ainsi qu’un univers qui respire l’élégance.
C’est un projet remarquable que Fabrice Juan a réalisé dans la capitale française. Un appartement d’une superficie de 280 m² entièrement repensé offrant aux propriétaires un lieu de vie à la fois fonctionnel et esthétique. « C’était un appartement qui était occupé par des bureaux.
Cet article est paru dans le nda #55 et sa consultation est réservée aux abonnés
À découvrir

La Tour d’Argent regarde vers le futur
Par Sipane Hoh, le 11 décembre 2024
Bien plus qu’un bâtiment emblématique, il s’agit d’une institution qui a participé au rayonnement du raffinement et de la gastronomie française dans le monde. Métamorphoser l’intérieur d’un tel totem sans changer l’âme des lieux est une gageure relevée avec brio par l’architecte Franklin Azzi, qui a été épaulé par de talentueux artisans. Une nouvelle époque s’ouvre à La Tour d’Argent. La dernière transformation date de 1936. Depuis sa fondation en 1586, l’établissement n’avait pas connu pareil chamboulement. Et pourtant, après un peu plus d’un an de travaux, La Tour d’Argent arbore avec fierté ses beaux atours, qui croisent avec une grande délicatesse tradition et création. Néanmoins, l’élégance reste le maître mot d’une architecture qui a traversé les années et qui s’apprête aujourd’hui à écrire une nouvelle histoire tout en perpétuant un savoir-faire recherché dont elle est la légataire. Pour cette transformation titanesque, il fallait un bâtisseur rompu à ce genre d’exercice, le choix de Franklin Azzi n’était pas anodin, il s’agit d’un architecte reconnu pour ses réhabilitations de différentes typologies réalisées en France et à l’international. Mais ce n’était pas tout, pour accomplir cette tâche complexe qui consistait à repenser l’intérieur, transformer les divers espaces et remettre l’entièreté du bâtiment aux normes actuelles, il a fallu mobiliser dix-sept entreprises et des centaines d’artisans issus de plusieurs corps de métiers. Soulignons que les entreprises françaises ont été sollicitées en priorité. L’ampleur du chantier et la diversité des interventions nécessaires ont représenté un défi de taille, relevé grâce à la coordination efficace des équipes, leur engagement constant et la vision globale de Franklin Azzi. L’architecte a travaillé en étroite collaboration avec André Terrail, directeur de la Tour d’Argent, et ses équipes pour saisir l’ADN de l’établissement et préserver son essence tout en lui insufflant une écriture contemporaine. Le résultat est un subtil dialogue entre le passé et le présent, l’univers traditionnel et le monde actuel, les spécificités et empreintes qui ont fait la renommée de l’établissement et les petites touches actuelles marqueurs d’avenir. Au 15, quai de la Tournelle, le visiteur entame à chaque étage un voyage à part entière. Commençons par le vestibule et son lustre majestueux qui interpelle avec ses lignes contemporaines faisant un joli clin d’œil à la tradition. Il s’agit d’un objet imaginé entièrement par Franklin Azzi, crocheté à six anneaux d’acier chromé et composé de 277 pampilles de verre éclairées au néon, un ensemble entre style Art déco et esprit industriel dont les fils électriques apparents garantissent un formidable panachage de genres. Les murs de cette entrée remarquable sont ornés d’un tableau en marqueterie de paille signé de la peintre et sculptrice Pauline Guerrier faisant écho à l’ambiance boisée du Bar des Maillets d’Argent. C’est dans celui-ci que le visiteur peut déguster les plus prestigieuses bouteilles de la cave. C’est un espace raffiné dont les boiseries en chêne et les fauteuils verts ainsi que le comptoir long fabriqué sur mesure rappellent les bars anglais. Il s’agit d’un clin d’œil à Claude Terrail, père de l’actuel propriétaire, André Terrail, passionné de polo qui fut l’heureux vainqueur avec son équipe de quatre Opens de Paris. Quant

M comme vivre Mieux…et plus longtemps
Par Nat Lecuppre, le 17 avril 2026
Cinq ans après l’inauguration de la Villa M à Paris (15e), le groupe Pasteur Mutualité continue de développer son concept de lieux hybrides dans le sud de la France. C’est dans la Cité phocéenne qu’est inaugurée la deuxième Villa M. Idée de départ. Thierry Lorente, directeur général de Groupe Pasteur Mutualité, président de la SAS Villa M, et Amanda Lehmann, directrice de la stratégie du Groupe Pasteur Mutualité, sont à l’initiative de ces établissements qui allient dans leur architecture l’humain, la santé et la nature. Ils ont imaginé des lieux qui font du bien-être de chacun une priorité. Ils repensent la santé dans toutes ses dimensions. Dès la création de la Villa M à Paris, les deux co-créateurs rêvaient d’un lieu hybride qui accueillerait des conférences pour la formation médicale, des espaces de prévention, un centre de check-up pour les soignants. Elle était pensée en tant qu’accélérateur de start-up pour accompagner les innovations médicales de demain. Mais l’idée principale était surtout de prendre en compte la santé mentale et le bien-être des soignants. Chose qui jusqu’alors passait au second plan. Deux visions de la médecine. Pour Thierry Lorente, la France a le privilège d’avoir l’une des meilleures médecines curatives. Toutefois, il nous précise que nous sommes moins avancés que d’autres pays pour la prévention, le dépistage et la vaccination. Pour Amanda Lehmann, il s’agit de parler de santé pour mieux comprendre. Il faut pouvoir vivre plus longtemps en bonne santé. D’où la mise en place de la Méthode M avec un parcours de check-up santé longévité. Les deux points de vue se recoupent et ont permis de concevoir le concept de la Villa M. La Villa M. La Villa M, c’est la nouvelle interprétation de lieux aux multi-usages tournés vers la santé, pour la communauté médicale et ouverts au public. Ils incarnent les nouveaux concepts de santé de demain qui mettent l’humain au cœur de leur fonctionnement. Le concept de la Villa M reconsidère la santé en général (physique, mentale, émotionnelle, spirituelle) pour permettre à chacun de vivre mieux et dans la durée. Un écosystème basé sur le mutualisme. La Villa M de Marseille a ouvert ses portes en mai. Implantée dans l’ancien hôtel Villa Massalia dans le 8e arrondissement, elle revoit les codes traditionnels de la médecine préventive et de l’hospitalité en mixant santé, bien-être, sport, coworking et hôtellerie. Le site dispose d’un hôtel quatre étoiles de 140 chambres et suites. L’agence Friedmann & Versace s’est inspirée de la Méditerranée pour concevoir son architecture d’intérieur sobre et élégante. On y trouve un restaurant et bar qui sert une cuisine du Sud faite maison. Depuis la terrasse, les convives peuvent bénéficier d’une vue imprenable sur l’hippodrome Borély et sur la mer. Un club Boxe & Fitness permet de s’initier à ces pratiques sportives. Des coachs encadrent les cours de cardio-boxing. Le bien-être est renforcé avec un espace spa, sauna, hammam, une piscine chauffée et même une innovation : la cryothérapie. Celle-ci consiste à s’exposer à un froid intense pour activer la circulation sanguine et réduire les douleurs musculaires et inflammatoires. Un centre de consultation et de soins propose

Ça « shake » pas mal à Lille !
Par Nat Lecuppre, le 11 mars 2025
L’offre hôtelière se développe énormément à Lille. Dernièrement, un projet hybride d’envergure appelé Shake et signé de l’architecte Philippe Chiambaretta a vu le jour. ShAKe est un écosystème réparti sur 33 500 m2. Il comprend des immeubles de bureaux, des espaces verts, de coworking, des commerces, une salle de sport, une crèche, des restaurants, un rooftop, mais également une offre hôtelière avec Edgar Suites. Ce projet est adapté à la vie urbaine actuelle et aux nouveaux modes de travail. Edgar Suites est exploitant d’appart’hôtels haut de gamme. Mais en 2016, lors de sa création, c’est avant tout une histoire de trois amis, Xavier, Grégoire et Maxime. Ces derniers décident de réinventer l’offre de l’appart’hôtel vieillissante. Leur concept est de proposer des lieux urbains, engagés, conviviaux tout en favorisant le développement local. En juillet, Edgar Suites a ouvert sa deuxième résidence à Lille. C’est au sein du quartier d’Euralille, dans l’ancien hôtel Faidherbe qu’elle se situe. Installée au quatrième étage du bâtiment, la résidence bénéficie de la mutualisation des espaces et des services. Edgar Suites dispose d’appartements de 30 à 75 m2 équivalant à 21 chambres d’hôtel. La décoration intérieure des appartements est signée du co-fondateur et directeur artistique d’Edgar Suites, Maxime Benoît. Son choix décoratif est urbain, chaleureux et coloré. Il souhaitait retranscrire dans chaque détail les courbes et la dynamique du bâtiment. Des éléments comme les têtes de lits sont réalisés sur mesure et rappellent la forme arrondie du site. Des banquettes et des tables basses conçues par Ligne Roset complètent le décor. Les appartements sont peints par l’artiste Flavien de Marigny, qui a choisi une palette lumineuse et colorée composée de nuances d’orange et de jaune pour animer les espaces. L’atmosphère est lumineuse et conviviale. La façade entièrement vitrée laisse entrer la lumière naturelle qui renforce le bien-être des résidents. Le site est labellisé BREEAM Excellent et Label Effinergie+. Lille peut se réjouir d’une telle opportunité hôtelière, car elle est à l’image des attentes d’aujourd’hui et n’a pas fini de se développer.


